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Femmes de foi et d'audace

Les Ursulines c'est une histoire de femmes avant-gardistes qui ont su se démarquer et s'illustrer dans leur vie et dans leur foi. À travers les âges, avec les contraintes et les défis de chaque époque, ces femmes inspirantes sont encore aujourd'hui des exemples d'accomplissement. 

Angèle Mérici

Angèle Merici naît vers 1474 à Desenzano en Italie, de Jean Merici et Catherine de Bianchi. Plus tard, la famille déménage aux Grezze où elle connait les joies et les travaux de la campagne. À la mort de ses parents, Angèle est accueillie chez son oncle où elle se fait tertiaire franciscaine pour suivre Jésus-Christ de plus près.

Revenue plus tard aux Grezze elle est pour tous « Sœur Angèle » puis elle accepte une mission de réconfort et de médiation à Brescia, en Lombardie. Elle cherche la volonté de Dieu en participant, entre autres, à des pèlerinages. Par la suite elle se consacre à l'oeuvre voulue par Dieu réunissant des jeunes femmes qui désirent se donner à Dieu et qui ne se sentent pas appelées à vivre dans un monastère. Sans être liées par une activité commune, les femmes de son groupe ne sont pourtant pas isolées; elles appartiennent à une famille spirituelle soutenue par une Règle et placée sous le patronage de sainte Ursule, vierge martyre. La fondation de la « Compagnie de Sainte-Ursule » a lieu le 25 novembre 1535. Angèle meurt à Brescia le 27 janvier 1540. Elle est canonisée le 24 mai 1807.

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Sainte Ursule

Au temps d'Angèle Mérici, la dévotion à sainte Ursule est très populaire, c'est pourquoi Angèle la choisit comme patronne de sa compagnie.

D’après la légende, Ursule est une princesse bretonne qui aurait vécu au 4e siècle. Demandée en mariage par un prince païen, elle accepte l’union à la condition qu’il se fasse baptiser et soit instruit dans la foi chrétienne. Pendant ce temps, Ursule amorce alors un long pèlerinage accompagnée de 11 000 vierges (la réalité serait plutôt de 11 vierges ?). Elles se rendent à Cologne, alors assiégée par les Huns. Les barbares les massacrent toutes, sauf Ursule, qui gagne le cœur du prince des Huns par sa beauté. Il la demande en mariage, mais plutôt que de trahir sa foi, elle refuse et est transpercée d’une lance.

Marie de l’Incarnation

Elle naît le 28 octobre 1599, à Tours en France, sous le nom de Marie Guyart. Elle aspire très jeune à la vie religieuse, mais à 17 ans ses parents la donnent en mariage à Claude Martin, maître ouvrier en soie. Deux ans plus tard, elle se retrouve veuve et mère d’un fils de 6 mois. Femme d’affaires remarquable, elle passe les années suivantes à travailler pour l’entreprise de son beau-frère tout en veillant à l'éducation de son fils.

En 1631, elle confie à sa famille son fils de 12 ans et entre au noviciat des Ursulines de Tours. Quand elle prononce ses vœux, elle prend le nom de Marie de l’Incarnation. Dans un songe, elle entend l'appel pour une mission au Canada: elle souhaite aller en Nouvelle-France afin d’évangéliser les jeunes Amérindiennes.

Après une traversée mouvementée, elle débarque à Québec le 1er août 1639 et fonde le Monastère des Ursulines. Elle meurt le 30 avril 1672.

Elle est béatifiée en 1980 et canonisée en 2014.

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À propos du parloir Marie-de-l'Incarnation

Madeleine de la Peltrie

Marie-Madeleine de Chauvigny née en 1603, à Alençon en France, manifeste dès son jeune âge un intérêt pour la vie religieuse. Son père n’ayant pas d’héritier masculin la destine à un mariage aristocratique. À 19 ans, elle épouse le chevalier de Gruel, seigneur de la Peltrie. Cinq ans après leur union, son époux décède et laisse Madame de la Peltrie veuve et propriétaire d’une fortune importante.

À la suite de la lecture de la Relation des Jésuites de 1635 et à la demande du père Lejeune pour la fondation d’un couvent de religieuses enseignantes à Québec, elle décide de consacrer sa fortune aux Missions de la Nouvelle-France. Une grave maladie freine ses projets, mais elle est miraculeusement guérie lorsqu’elle promet à saint Joseph de partir au Canada et de lui construire une église.

Elle entre en contact avec Marie de l’Incarnation et, malgré le désir de son père de la remarier, elle s’embarque pour la Nouvelle-France. Considérée comme la fondatrice laïque des Ursulines de Québec, elle décède le 18 novembre 1671.

Mère Marie de Saint-Joseph

Marie de Savonnières de la Troche est née le 7 septembre 1616 au Château de Saint-Germain en France. Elle démontre dès l’enfance un attrait pour la vie religieuse. Entrée au noviciat du monastère des Ursulines de Tours à 14 ans elle prononce ses vœux sous le nom de Marie de Saint-Bernard. Elle fait la connaissance de Marie de l’Incarnation qui lui partage ses rêves de la Nouvelle-France. Elle se propose comme compagne de mission mais ses parents s’opposent fortement à son départ. Elle demande alors à saint Joseph d’intervenir en sa faveur et quitte la France sur le même bateau que Marie de l’Incarnation. Elle change son nom pour celui de Marie de Saint-Joseph en signe de reconnaissance.

À son arrivée à Québec, elle est principalement en charge des élèves. Très proche des Amérindiens, elle met beaucoup d’efforts à apprendre les langues autochtones. Elle meurt le 4 avril 1652.

Mère Marie de Saint-Joseph est la première ursuline française à être inhumée dans le jardin du monastère de Québec.

Mère Cécile de Sainte-Croix

Cécile Richer est née en France vers 1609.

Appelée à la vie religieuse, elle entre chez les Ursulines de Dieppe, où elle prend l'habit sous le nom de Cécile de Sainte-Croix. En avril 1639, elle fait la rencontre de Marie de l'Incarnation et de Marie de Saint-Joseph qui s'apprêtent à s'embarquer pour le Canada dans l'intention d'y fonder un séminaire consacré à l'éducation des petites amérindiennes. Désireuse de les accompagner dans leur mission, elle reçoit le 21 avril 1639 la lettre de l'archevêque lui permettant de se rendre en Nouvelle-France.

Cécile de Sainte-Croix arrive à Québec le 1er août 1639. Dans une longue lettre datée du 2 septembre, elle fait le récit de la traversée de l'Atlantique et de l'arrivée des premières ursulines à Québec.

Elle entreprend l'apprentissage des langues autochtones et est responsable de l'approvisionnement du monastère.

À la mort de Marie de l'Incarnation en 1672, Cécile de Sainte-Croix devient la dernière représentante des fondatrices de la communauté de Québec. Une autre épreuve l'attend en 1686, alors que le monastère est de nouveau la proie des flammes. Elle termine ses jours dans la maison construite pour la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, dans laquelle les religieuses trouvent temporairement refuge.

Elle meurt à Québec le 15 septembre 1687.

Lire le récit du voyage de Mère de Sainte-Croix