Le « oui » de la jeune femme et de la mère![]() Marie est devenue femme; elle est de belle taille, comme la décrira son fils; on continue à la remarquer. Mais Marie a de plus en plus le goût de la solitude, de la prière. Elle ressent toujours son désir d'être religieuse mais n'en parle plus ouvertement à sa mère. Ses parents décident donc de la marier, projet auquel Marie ne s'oppose pas, croyant que c'est là la volonté de Dieu. Une alliance chrétienne avec Claude Martin, fabricant et commerçant de soie. Marie, douée d'un rare esprit d'ordre et d'exécution secondera son mari en ses entreprises tout en vaquant aux travaux ménagers et s'adonnant à la broderie d'or et de soie qu'elle enseignera plus tard aux Françaises et aux Indiennes. Le recours principal de Marie était dans l'oraison. La prière et la confiance en Dieu sont déjà des traits marquants de sa vie spirituelle. Elle écrit: " J'avais souvent dans mes pensées ce qui m'était arrivé dans mon enfance touchant les caresses de Notre-Seigneur" (le rêve de 7 ans). Ce souvenir est un tremplin pour dire "oui"; il la fortifie. Donc, Marie est engagée en mille services: les domestiques de son mari logent dans sa maison; elle s'occupe de leurs repas, de leurs besoins, gagne leur confiance, les éduque à de bonnes manières, un bon langage, les instruit de la foi, les invite à fréquenter les sacrements. Sa vie intérieure se reflète dans ses gestes de charité. Pas de divorce entre sa foi et ses actes. | |
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