MAISON GÉNÉRALE DES URSULINES Mes bien chères Sœurs, « Un enfant nous est né… » Is 9,5 Quoi de plus neuf que cet Enfant, donné au monde ? « Pour annoncer un commencement, Imprévisible choix de Dieu de naître en notre chair, Lui qui est pourtant sans commencement… Mais, dans sa naissance, c’est nous finalement qui sommes invitées à renaître. Ne sommes-nous pas animées d’un profond désir d’accueillir en nous une vie nouvelle, de repartir à neuf, de voir le monde renouvelé ? « Fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparées à la gloire du Royaume » , demandons-nous dans la prière liturgique. Vieillir n’est pas notre avenir, et s’il nous faut bien l’expérimenter un jour ou l’autre dans notre corps, c’est à la manière d’un passage vers une vie éternelle, vers notre accomplissement. En attendant, nous naissons chaque jour. « Naître est toujours de saison… » (2) Notre expérience nous apprend que certaines attitudes aident à renaître. Ce sont des formes de l’amour. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul les appelle patience, ouverture, désintéressement, service et, pour ne rien oublier, il dit que « l’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. » 1 Co 13,7. Invitation à entrer dans la nouveauté de Dieu par des décisions porteuses de vie, des décisions d’aimer, susceptibles de faire reculer « l’être ancien » … Quant à nous, qu’Il a fait renaître à une vivante espérance » 1 P 1,3, nous témoignons que de Dieu la vie jaillit, toujours neuve, et se donne sans réserve. Louise Gosselin, o.s.u.
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