Le chemin de Jérusalem (Luc 9, 51-62)


Prendre avec courage le chemin de Jérusalem, ne serait-ce pas s’engager à vouloir un monde comme le désire le Créateur, un monde de solidarité, de paix et de fraternité. 

Dans les psaumes et les prophètes, on rêve Jérusalem comme une cité où tout ensemble ne fait qu’un, où on se salue, dans la paix, du nom de frère ou de sœur.  On rêve  Jérusalem devenue joie et allégresse pour Dieu en étant harmonie et convivialité pour les êtres humains.

Tourner résolument son visage vers Jérusalem, c’est donc  s’engager ferme à être, à la suite de Jésus,  des  agents ou agentes de relations, des «entrepreneurs relationnels», dirait C. Arnsperger. Cela ne peut arriver que si chaque personne décide fermement d’avancer sur cette voie  sans regarder en arrière, sans se laisser distraire et arrêter en route.  Angèle Merici ne nous demande-t-elle pas de «décider d’être unies»?

Ça ne veut pas dire que l’on ne prendra pas le temps d’enterrer son père ou sa mère, mais on le fera tout autrement.  Notre repos aussi sera tout autre, nos adieux n’auront pas le même goût. Car, en tout nous prendrons soin de la relation, de la nourrir, de la soigner s’il le faut. Relation avec la nature, relation avec soi-même, relation à l’autre et à l’Autre. 

Selon un reportage présenté à Second Regard, certains leaders de grandes compagnies commencent à comprendre cela et c’est heureux!  Car, nous le sentons bien, apprendre à vivre ensemble constitue un des plus grands défis du XXIè siècle. 

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