Amène-toi chez moi!



Qui donc est à l’abri des voleurs et des mites
alors qu’il recèle un trésor dans sa maison?
Quel est ce home béni où l’on peut trouver refuge en tout temps 
sans devoir en percer les murs? 

Quand je parcourais les routes de petits villages,
des ami-e-s m’avaient confié la clé de leur demeure
au cas où se lèverait une tempête au coeur des nuits d’hiver. 
Un bon matin, on me trouvait endormie sur le divan du salon.
Ces maisons où je pouvais me glisser à l’improviste
étaient comme un coeur ouvert au milieu du village.
Une veilleuse était allumée, quelque chose à grignoter attendait sur la table.
L’évangile  m’invite aujourd’hui à sentir l’ambiance de ma  demeure, 
à capter une image sur le vif du  maître,  de la maîtresse de maison que je suis.  

Heureuse, heureux qui peut entrer chez moi sans y respirer violence ou méfiance! 
Ou qui peut déceler un blanc dans mon emploi du temps!
Si  jamais je barrais à double tour la porte de mon coeur ou de ma maison,
il pourrait bien arriver qu’un jour la vie aux mille visages défonce
mes remparts comme le fait un voleur. Je serais bien obligée alors de m’arrêter pour songer à ce trésor que la mite ne peut ronger et qui n’attire  guère  les voleurs!  Des événements douloureux nous rendent parfois ce mystérieux service!

Richard Desjardins, dans «La maison est ouverte»,
nous donne un mot de passe pour entrer dans sa maison de vent:
«Né pour aimer»! Jésus nous a aussi donné cette clé
pour entrer  avec lui et demeurer chez Dieu.
Il peut bien nous dire : «Sois sans crainte!».
Sa clé est une clé maîtresse.
Elle peut ouvrir toutes les portes
d’où  s’échappent des  arômes de joie, de pardon, de générosité, 
là où ça sent le Bon Dieu à plein coeur!

Bonne semaine!

Pour tous commentaires ou questions écrivez à Soeur Rita Gagné :  gagnerita@cgocable.ca