2e Dimanche du temps ordinaire
Jean 1, 29-34
Voici l’Agneau de Dieu!


Je partage la joie de Jean qui découvre ce qui le poussait à baptiser dans l’eau : c’était pour manifester la présence de Jésus, celui qui désormais baptisera dans le Souffle Saint.

Jean conservait sûrement, gravée à jamais dans sa chair, la mémoire de sa rencontre avec Jésus alors qu’ils étaient tous deux dans les eaux maternelles. Ce jour-là, à six mois de gestation, Jean fut baptisé dans le Souffle Saint et il tressaillit dans tout son être. Dans l’évangile d’aujourd’hui, voyant Jésus venir à lui, il ne peut s’empêcher d’orienter vers ce nouveau venu le regard de ses propres disciples et ceux du peuple tout entier. Et ses disciples suivront Jésus…

Car désormais, la rencontre qui fait tressaillir n’est pas avec quelqu’un qui nous presse de confesser nos péchés, ce qui est déjà beau, mais avec celui qui enlève le péché de nos vies, si nous y consentons bien sûr, ce qui ne va pas de soi.

Désormais, nous savons que le Souffle n’est pas donné pour la seule durée d’une action particulière, comme ce fut le cas pour Habacuc qui, saisi par les cheveux, fut amené pour une mission puis ramené chez lui. Le Souffle qui descend de l’Ailleurs demeure en nous, présence durable, vivifiante. Ce «Souffle impérissable» nous crée et nous recrée sans cesse. Souffle d’amour, Il est mémoire de Dieu en nous.

C’est pourquoi saint Paul écrit aux disciples de Rome : «l’espérance ne vous décevra pas car l’Amour a été répandu dans vos coeurs par le Souffle saint qui vous a été donné».

Comment ne pas désirer que les personnes qui souhaitent être nos disciples puissent un jour rencontrer Jésus? Et si nous les  laissons aller avec joie, quel beau signe de la sincérité de notre désir!

Rita Gagné, o.s.u.
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