Introduction

Associées depuis toujours dans l’esprit des gens à l’éducation de la foi, à l’enseignement, les Ursulines poursuivent cette mission, spécialement au Japon et au Pérou où elles œuvrent dans des écoles comme directrices, enseignantes ou agentes de pastorale.

Aux Philippines, elles travaillent surtout dans les paroisses et à la maison de retraite, construite pour le ressourcement spirituel des chrétiens du diocèse de Mati.


Au Québec, compte tenu des changements majeurs survenus dans la société depuis 1960, la plupart des écoles tenues par les Ursulines ont dû faire appel à une collaboration accrue de la part du personnel laïque avec qui elles œuvraient depuis longtemps déjà. Un processus appelé relève institutionnelle vise à ce que les personnes impliquées dans l’œuvre éducative des Ursulines deviennent en quelque sorte héritières de cette pédagogie éducative et la poursuivent dans les écoles prises en charge par des Corporations laïques désireuses de s’engager dans un tel projet. Les Ursulines leur transmettent alors le flambeau qu'elles ont tenu dans la foi, l'espérance et l'amour depuis leurs origines et elles continuent de les accompagner par des journées d’animation et de formation. On les appelle maintenant les écoles de tradition ursuline.

 Écoles ursulines ou de tradition ursuline 
 

L'École des Ursulines de Québec (incluant L’École des Ursulines de Loretteville)
Collège Mérici
Collège Laflèche, Trois-Rivières
Collège Marie-de-le-l’Incarnation de Trois-Rivières
Collège de Sendai - Japan
Collège de Hachinohe - Japan
Colegio María de la Encarnación - Lima - Perú
Colegio de Nuestra señora de Fátima d’Iquitos – Perú
Colegio de Aucayo (directrice ursuline)

Il convient d’ajouter que les Ursulines poursuivent leur mission d’éducatrices sous différentes formes et offrent différents services à la population : catéchèse à la paroisse, aide individuelle aux devoirs, cours de récupération, aide psychologique aux enfants et ou aux adultes en difficulté, enseignement du français aux immigrants, animation de retraites, pastorale auprès des jeunes, etc.

Événements particuliers:

L'École des Ursulines de Québec fête ses 370 ans 1639-2009

Rencontre annuelle des Écoles de tradition ursuline

Les Écoles de tradition ursuline ont tenu leur rencontre annuelle au Collège Laflèche à Trois-Rivières le 15 avril dernier; se trouvaient réunis les directions des écoles et collèges ainsi que les responsables de la pastorale. Soeur Cécile Dionne a donné un exposé des plus intéressants sur la pédagogie de l'être et du coeur chez Marie de l'Incarnation. Des échanges précieux ont enrichi son partage; en voici quelques bribes:

Tout comme Marie de L'Incarnation a traversé la mer océane pour venir en Nouvelle-France, nous devons aujourd'hui traverser une Mer de grande étendue pour rejoindre les jeunes sur leur terrain. Son goût de l'aventure est indéniable, tout comme sa force de caractère et sa grande humanité. Sa pédagogie de l'être et de l'amour va jusqu'à apprendre le langage des amérindiens présents ici. Un grand Souffle lui a permis d'aller au bout de sa mission en terre canadienne. Et où prenait-elle ce Souffle? 

Aujourd'hui, nous sommes essoufflés, nous courons, nous nous agitons pour toutes sortes de raisons. Prenons-nous le temps de nous arrêter pour saluer des confrères et des consoeurs de travail? Pour écouter les élèves , apprendre leur langue?  Nous voulons donner une formation humaine intégrale à nos jeunes; il nous faut distinguer chez eux ce qui est culturel et ce qui exprime un désir fondamental de l'absolu. Savoir capter ce qu'ils nous transmettent de leur soif spirituelle et, comme Marie de l'Incarnation, "développer une pédagogie humaine de l'exemple et de l'amour."

Photos de cette rencontre

Témoignages

Le 5 octobre 2009 à L'École des Ursulines de Québec a eu lieu une seconde journée avec le personnel des Écoles de tradition ursuline.  Au programme: Exposés présentés par sœur Cécile Dionne :  « L’Action éducative de Marie Guyart : une pédagogie de L’ÊTRE ET DU CŒUR » Récital par sœur Suzanne Julien : chants liturgiques et lettres  de Marie de l’Incarnation.

Une journée qui se déroule dans une ambiance de confiance et d’échanges mutuels exceptionnels de la part des participant-e-s des quatre écoles.

Ce que je veux conserver de cette journée:

Cet héritage, cette histoire qui vit dans "mon école". Accepter l'autre tel qu'il est. Accueillir les autres dans leurs différences et nous permettre de grandir ensemble. Simplement, "Aimer" l'autre...

Je veux observer et écouter chaque perosnne pour ce qu'elle est vraiment: au-delà des apparences. J'aimerais partager cette vision et cette façon de faire auprès de mes collègues.

De toujours garder à l'epsrit que ce qui prime c'est le respect des élèves - les valeurs du coeur car l'important c'est l'enfant.

Un baume sur mon âme.

Garder en tête l'exemple de Marie de l'Incarnation: la détermination, continuer à afficher notre passion et tenter de la transmettre à nos étudiants.

Je suis porteuse d'une longue, riche et solide tradition. Ça me rend forte et confiante face à l'avenir.


Voyage à Tours pour les jeunes du 3e cycle du primaire: 
 
                         
Les élèves de L'École des Ursulines de Québec
               sur les pas de Marie de l'Incarnation à Tours, Dieppe, Alençon.

 
 
                         
Les élèves de L'École des Ursulines de Québec
               sur les pas de Marie de l'Incarnation à Tours, Dieppe, Alençon.

 

                                                Récit de voyage de Geneviève White

Nous vous présentons notre voyage culturel en France. En premier lieu, nous sommes arrivées à Paris par l’aéroport Charles de Gaule. En second lieu, nous avons fait notre premier tour du centre-ville en autocar. Nous avons mangé au McDonald, qui, à cause du décalage, nous a fait croire que nous mangions des croquettes pour déjeuner. Un peu inhabituel...

Suite à cet étrange repas, nous avons fait un tour rapide de la ville, pour terminer la ronde chez les sœurs Ursulines de Paris, nous avons monté jusqu’en haut de la bâtisse et nous avons pu admirer Paris et ses toits, avec, bien sûr, un panorama sur la Tour Eiffel pour ensuite nous rendre sous cette fabuleuse construction, l’endroit où nous avons probablement pris  le plus de photographies.

 

Suite à cet étrange repas, nous avons fait un tour rapide de la ville, pour terminer la ronde chez les sœurs Ursulines de Paris, nous avons monté jusqu’en haut de la bâtisse et nous avons pu admirer Paris et ses toits, avec, bien sûr, un panorama sur la Tour Eiffel pour ensuite nous rendre sous cette fabuleuse construction, l’endroit où nous avons probablement pris  le plus de photographies.

Par la suite, quelques heures d’autocar nous ont emmenées dans la ville de Tours, où nous resterons trois jours. Le soir était à nos portes, alors, nous allions voir où nous serions hébergées, puis, la Brasserie de l’Univers était le restaurant où les serveurs nous accueillaient chaque soir.

Le matin suivant, nous visitions le musée du Compagnonnage. Un compagnon au 15e siècle, est un homme qui a fini l’apprentissage de son métier. Par la suite, la Petite Bourdaisière a été notre prochain arrêt. Nous avons pratiqué notre messe pour le mercredi des cendres. En avant-midi, nous avons rendu visite aux sœurs Ursulines qui nous avaient préparé une collation.

L’arbre de 250 ans semblait nous attendre, en chemin. C’est à cet endroit que Marie vient prier avant son départ.  Le lendemain, nous nous regroupions et allions faire une petite promenade près de la Loire, très petit fleuve, comparé à notre Saint-Laurent.

Nous avons visité le Centre ville en général. Le jour suivant, notre destination s’arrêtait sur les châteaux Ussé (en avant-midi) et Villandry, nous avons dîné.  Nous nous sommes bien amusées dans les nombreuses salles mais surtout dans le labyrinthe où nous avons joué longuement. Nous sommes allées à Amboise où nous avons pu contempler ce fameux château et la maison de Léonarde de Vinci ainsi que ses inventions. Il y avait des reproductions et nous nous sommes bien amusées à les essayer.

Rendues à Caen, nous avons vu le mémorial qui parlait de la 2e guerre mondiale. Reparties pour Dieppe, nous faisons fait un petit arrêt à Alençon et à Rouen. À Alençon, nous avons vu la maison de Mme de la Peltrie, celle qui a accompagné Marie de l’incarnation dans son voyage. Rendues à Rouen, nous avons contemplé le bûcher de Jeanne D’Arc, celui-ci se situait à l’arrière de l’Église à l’effigie de son chapeau. Après ce charmant arrêt nous nous sommes rendues au Château-Musée de Dieppe près de la mer. Nous avons vu des objets et des peintures par centaines. L’ivoire, tout comme les ivoiriers sont très rares, car il n’en reste que 6 à travers la France, dont 2 à Dieppe. Nous nous sommes par la suite rendues à la plage, ce qui nous a particulièrement impressionnées, car ce n’était pas du sable, mais bien des galets!  Avec un peut d»’autocar, le cimetière des Canadiens était à nous. C’est l’endroit où ils ont enterré les braves soldats canadiens qui ont péri pendant la 2e guerre mondiale.  Puis, nous avons logé une dernière fois en ce beau pays, pour repartir le lendemain matin.

Geneviève White

Coup de coeur

Photos de ce voyage


Échos de l'École S. Ursula,  Hachinohe, Japon

Soeur Noëlla Gaudreault

Les 2 et 3 août derniers, d’heureuses circonstances m’ont permis de participer à la rencontre annuelle des Gautreau d’Amérique. C’était la première fois que je pouvais le faire même si je suis inscrite comme membre depuis déjà plusieurs années. J’ai beaucoup apprécié me retrouver au milieu de MA FAMILLE ÉLARGIE. Dans les personnes que j’y ai rencontrées, j’ai pu toucher du doigt la fraternité, la fierté, la joie que les mots du Père Jacques nous font si bien chanter. Avec vous, en parcourant l’Ile d’Orléans ou Charlesbourg, je me suis sentie fière de mes ancêtres et reconnaissante pour ce qu’ils ont eu le courage de réaliser.

Ces lignes veulent répondre à la question qui m’a été posée : « Qu’est-ce que vous faites au Japon? Pourquoi le Japon? Pourquoi y restez-vous? » Je suis missionnaire au Japon depuis 1959. Très succinctement, je vous dirai donc pourquoi j’y suis venue et pourquoi je désire y rester encore.

Avec leur culture, nos ancêtres ont apporté la foi catholique en Amérique et cette foi m’a nourrie depuis mon enfance. À 20 ans, j’ai choisi la vie religieuse comme chemin de vie en me joignant aux Ursulines de Québec que j’avais connues au cours de mes études à Roberval. Leur vie donnée à Dieu et à la jeunesse correspondait à ce que je portais au fond du coeur. Au Noviciat, la religieuse responsable de notre formation revenait de plusieurs années de service au Japon et elle m’a, de toute évidence, communiqué son feu missionnaire, le désir d’aller là ou Jésus-Christ est moins connu pour collaborer à la transmission de son message d’amour universel. C’était ma façon d’exprimer ma reconnaissance pour le don de la foi reçu et entretenu dans ma famille et au sein de mon Église locale. Il y aura 50 ans en 2009 que je suis ici et ce feu ne s’est jamais éteint. Il a pris des allures différentes selon les tâches qui m’étaient assignées mais toujours en lien avec la mission de l’éducation chrétienne dans les écoles.

Dans un pays ou la population chrétienne est très minoritaire, (1 catholique sur 400 de population) l’École catholique au Japon est considérée par l’Église comme un lieu privilégié d’évangélisation, un environnement qui veut favoriser la rencontre avec Jésus-Christ, « chemin, vérité et vie » (Jn.14 :6) pour toute personne humaine. Évidemment, nous dépendons du Ministère de l’Éducation pour les programmes scolaires réguliers, mais l’École privée a toute liberté de travailler selon ses propres convictions. Toutes les religions ont leur place. Nous affichons donc clairement nos couleurs comme école catholique et l’objectif de notre éducation affirme qu’elle est basée sur la vision chrétienne de la personne et du monde. Les personnes qui viennent chez nous le savent, le choisissent et nous rencontrons beaucoup de sympathique ouverture. Personne ne résiste à l’attrait de Jésus-Christ lorsqu’on Le rencontre vraiment.  De là à se faire chrétien, c’est une autre question cependant.

Dans ce contexte, comment essayons-nous de réaliser notre objectif? En investissant pour la formation de notre personnel selon nos valeurs éducatives chrétiennes, qui sont en fait des valeurs universelles et en élaborant un programme de formation religieuse pour nos élèves, programme adapté à leur âge. Ceci comprend une prière faite ensemble chaque matin à l’aide d’un micro qui rejoint toutes les classes, une heure d’enseignement religieux par semaine dans chaque classe et surtout l’encouragement à prendre dans le message de Jésus-Christ des bases solides pour leur vie d’aujourd’hui et de demain.

Réussissons-nous? C’est LA question. Un groupe de chercheurs d’une Université catholique dirigée par les Jésuites ont essayé de cerner des critères d’évaluation pour mesurer le succès de notre action évangélisatrice. Leur conclusion s’est exprimée ainsi : a) qu’à peu près 10% des personnes qui auront fréquenté les écoles catholiques  choisissent de se faire disciples de Jésus-Christ par le baptême au cours de leur vie. b) 80% des gradué-e-s peuvent ne jamais se rendre au baptême mais ils-elles puisent dans le message de Jésus-Christ des principes pour guider leur vie quotidienne. c) il se peut que 10% demeurent totalement imperméables au message.  En suivant la trace de nos gradué-e-s, ces critères ne sont pas une utopie. Chaque année, nous recevons des messages de personnes qui se sont engagées définitivement dans la foi catholique en développant la semence reçue au cours de leurs études. Ça nous encourage à continuer de SEMER. Nous avons suffisamment de preuves qui nous disent que nous ne SEMONS pas en vain. Mais il faut penser à long terme. La récolte ne nous appartient pas.

Personnellement, à l’heure actuelle je n’enseigne plus, je collabore à l’administration de 2 écoles. Une maternelle de 80 enfants de 3, 4 et 5 ans et une école secondaire mixte de 450 élèves (10e, 1le et 12e années). Cette année, 5 de nos élèves seulement sont catholiques. Et le personnel? Une infime minorité est chrétienne. Parfois, je trouve que nos collaborateurs et collaboratrices sont des « disciples de Jésus-Christ non-baptisés » !!! Dans une atmosphère imprégnée de la famille ursuline internationale, je suis heureuse de continuer à apporter ma petite part dans cette oeuvre grandiose qui consiste à favoriser un environnement pour la rencontre de Jésus-Christ, « chemin, vérité et vie » pour chacun-e de nous sur terre.

Je vous dis « au revoir ». À la prochaine rencontre! Et si vous en avez le goût, notre site pourra vous en dire davantage à www.ursula.ac.jp



 
 
Orage Communication inc.
 
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