«Convertissez-vous!»



Un héritage est vite à sec si on s’assoie dessus sans le faire fructifier. Ainsi peut s’éteindre et mourir un nom de famille, coupé de la terre comme un arbre stérile.

Jean le Baptiste parle fort aujourd’hui à des gens  assis sur leur titre d’enfants d’Abraham,  plus durs à bouger que des pierres « nature» telles  le vieux couple stérile Abraham et Sarah. Ils  sont en train d’éteindre leur lignée spirituelle car ils ne se soucient guère de porter  les fruits attendus. Ils viennent se plonger dans l’eau mais rien n’exprime leur désir de changer. Ils consomment un service sans communier au Dieu de la fécondité qui a surpris Abraham et Sarah.

 Jean le baptiste garde en mémoire dans sa chair le tressaillement ressenti dans le sein de sa mère. Il n’a de cesse que ceux qui viennent à lui n’expérimentent, dans la rencontre de Jésus,  ce baptême du Souffle qui fait tressaillir tout l’être. Mais il ignore encore tout ce que cela peut signifier de changement de cap. Il invite à  plonger dans l’eau pour confesser ses péchés et revenir en bon terme avec Dieu. Il «intuitionne» pourtant une autre plongée où on entendra plutôt  Dieu  confesser son amour et nous appeler ses fils et ses filles! Quel retournement!

Il ne s’agit pas  maintenant pour nous  de nous asseoir sur l’amour reçu en héritage! Car« La loi est de porter fruit. Arbre noueux, percé de gel, cloué de cicatrices… vieilli…, que du moins sur quelques branches neuves verdisse la feuille et croisse le fruit! …et le fruit… c’est le bon-à-manger. Qui nourrit son frère ou sa soeur, en toutes les formes de la faim, entre dans la seule Justice digne du Dieu qui est largeur du coeur et gémissement de tendresse des entrailles.» (Maurice Bellet)

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